Federer: "J'ai commis des doubles fautes inhabituelles"

 

Roger Federer s'est imposé face à Sumit Nagal (4-6, 6-1, 6-2, 6-4) au premier tour de l'US Open dans la nuit du lundi au mardi. En conférence de presse d'après match, le numéro 3 mondial est revenu sur sa victoire contre l'indien.

 

Comment analysez-vous cette victoire ?

 

J'ai breaké au premier jeu de chaque set, c'était bien. Essayer d'oublier le premier set d'un premier tour n'est jamais facile. Les gens attendaient un autre résultat, j'espérais autre chose. Je voulais rétablir mon jeu, commencer à mieux jouer. J'ai été capable de le faire. C'était un soulagement de commencer le deuxième set en menant 3-0. Je ne servais pas avec suffisamment de régularité. J'ai commis des doubles fautes inhabituelles. J'ai aussi commis trop de fautes directes. J'ai un peu réussi à gommer ces erreurs. Peut-être que c'est une bonne chose d'avoir un match comme ça. C'est très semblable à ce qui s'était passé à Wimbledon, où j'avais aussi perdu le premier set de mon premier tour. Les trois sets suivants ont été bons, c'est encourageant.

 

Vous n'avez pas beaucoup joué depuis Wimbledon. Vous attendiez-vous à être un peu rouillé ?

 

Vous pouvez voir les choses comme ça, mais j'ai l'impression d'avoir beaucoup joué cette année. C'est simplement une nouvelle transition, de la terre au gazon et maintenant du gazon au dur. Le dur demande un tempo différent dans les coups. Peut-être parfois aussi mettre plus de lift dans la balle. Je n'ai pas l'impression que ça aille très vite, c'était plus lent ce soir (lundi), en session nocturne. J'ai affronté un terrien qui est à l'aise dans les rallyes, toujours à remettre la balle en jeu. Je savais que je pouvais avoir du mal pour être honnête, en particulier avec le rythme. Tu es en difficulté si tu sers aussi mal que je l'ai fait au premier set, ça te met sous pression. C'était à moi de changer ça.

 

Vous avez commis beaucoup de doubles fautes, sept au total. Que s'est-il passé ?

 

J'ai compris que je frappais beaucoup de services trop longs. J'ai essayé de les raccourcir avec des trajectoires davantage vers le bas. Ce n'est jamais bon quand tu vises les mauvaises zones en espérant que ça tombe dans la bonne (sourire). Dans tout le match, je me demande combien de fois j'ai servi dans le filet. Presque jamais... Je ne sais pas si je m'habituais encore aux balles ou aux conditions. Les balles sont différentes à Cincinnati. Je me suis également entraîné avec d'autres balles en Suisse et ça ne fait qu'une semaine que je suis à New York. J'espère qu'à chaque jour qui passe je vais me sentir mieux.

 

La rédaction