Dominic Thiem: "J'ai déjà battu Rafael Nadal sur terre battue"

 

Dominic Thiem s'est imposé face à Novak Djokovic (6-2, 3-6, 7-5, 5-7, 7-5) ce samedi en demi-finale de Roland-Garros. L'autrichien disputera sa deuxième finale de Roland-Garros d'affilée contre Rafael Nadal ce dimanche.

 

Vous devez plus être heureux maintenant qu'hier (vendredi) soir lors de l'interruption de la partie...

 

Je n'étais pas malheureux hier (vendredi) car j'ai quitté le court à 3-1 dans le troisième set. Je venais juste de breaker. Les conditions étaient très difficiles. Je n'ai jamais joué dans un tel vent. Il devait pleuvoir donc pour moi interrompre la partie était une bonne décision. Évidemment, je suis encore plus heureux aujourd'hui (samedi). C'était mon premier match en cinq sets à Roland-Garros. C'était épique, avec tellement de hauts et de bas, la pluie, revenir aux vestiaires puis à nouveau sur le court. J'avais le sentiment d'avoir les commandes tout le match et à la fin, c'était tellement serré... Les deux auraient pu gagner. Heureusement, c'est tombé sur moi.

 

Comment vous sentez-vous physiquement après ce match de plus de quatre heures disputé en deux jours ?

 

Je me sens bien. Heureusement que je n'ai pas eu beaucoup de matches longs avant celui d'aujourd'hui (samedi). C'est peut-être plus dur de jouer quatre heures avec toutes ces interruptions que de jouer quatre heures en une fois. Mais là, je suis plein d'adrénaline. J'en aurai encore demain (dimanche). Je ne serai pas fatigué, je serai prêt à tout donner sur le court.

 

Que s'est-il passé dans votre tête quand vous avez raté les deux premières balles de match à 5-3 dans le cinquième set ?

 

C'était dur. J'étais du bon côté, avec le vent dans le dos. Et je servais. J'ai été trop passif. Je savais que j'allais être du mauvais côté ensuite. Qu'il allait probablement tenir son service. Gagner mon jeu de service à 5-5 s'est avéré décisif. Le gagner vent de face m'a redonné confiance.

 

Comme en 2018, vous allez affronter Rafael Nadal en finale...

 

Affronter Rafa ici, c'est le challenge ultime. Certainement l'un des plus difficiles du sport. J'ai joué très bien contre lui il y a six semaines contre Barcelone (victoire en demi-finales, 6-4, 6-4). Je vais essayer de faire pareil, même si c'est plus dur de le jouer ici. Je vais essayer de garder toutes les émotions positives de ma victoire du jour.

 

Vous allez jouer quatre jours d'affilée. Nadal, lui, n'a joué que mardi et vendredi. Trouvez-vous ça normal ?

 

C'est ok. Ce n'est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera pas la dernière. Nous y sommes habitués. Nous ne savons jamais quand nous allons jouer. À l'US Open autrefois, tu devais jouer samedi (la demie) et dimanche (la finale). Donc pas de problème.

 

Seuls Robin Söderling (en 2009) et Novak Djokovic (en 2015) l'ont battu à Paris. Comment allez-vous faire ?

 

Je ne sais pas encore car je ne l'ai encore jamais battu ici. Mais je l'ai déjà battu sur terre battue. C'est un facteur important car je vais arriver sur le court en me disant que c'est possible. C'est un rêve de gagner ce titre, mais j'ai aussi en tête que ça peut ne pas arriver vu l'adversaire que j'ai en face. Donc ça m'enlève pas mal de pression.

 

La rédaction